Coeur Airs de cour français de la fin du XVIème siècle

C’est d’abord avec l’air de cour français que Le Poème Harmonique s’est imposé sur la scène internationale au tournant de l’an 2000. Des noms inconnus tels ceux de Guédron, Moulinié, Tessier prenaient vie, et révélaient de petits joyaux polyphoniques qui condensent en quelques minutes le drame, la comédie et l’épanchement des sentiments. Ils sont l’une des racines de la musique française, leur apparente simplicité et leur subtilité extrême leur donnant une place comparable au lied dans le répertoire allemand. Bien des trésors restent encore à découvrir, et Vincent Dumestre, revenant à ses premières amours, a choisi de remettre en lumière, aux côtés de Guédron et Bataille, des compositeurs oubliés comme Fabrice Caïétain, Didier Leblanc et Girard de Beaulieu, artistes majeur du passage de la Renaissance au Baroque. Une équipe vocale et instrumentale sans guère de rivales dans ce répertoire – quatre chanteurs, et un consort de violes, luths et vents – rend justice à la somptuosité des timbres qu’exige cette musique des rois.

Distribution :
Claire Lefilliâtre soprano
Bruno Le Levreur contre-ténor
Serge Goubioud ténor
Marc Mauillon basse
Atsushi Sakaï dessus de viole
Sylvia Abramowicz viole de gambe
Lucas Peres viole de gambe
Françoise Enock violone
Mélanie Flahaut flute basson
Angélique Mauillon harpe
Pierre Gallon clavecin
Vincent Dumestre théorbe & direction

Programme :
Hélas que me faut il faire, Girard de Beaulieu
Passepieds de Bretaigne, Pierre-Francisque Carroubel
Allons vieille imperfaite, Fabrice Caïétain
Bien qu’un cruel martire, Pierre Guédron
Sus ! Mon lut d’un accord pitoyable, Didier Blanc
Les Mariniers, Didier Leblanc
Quel secours, Didier Leblanc
Tant et tant il m’ennuie, Pierre Guédron
Mais voyez mon cher esmoy, Fabrice Caïétain
Fantaisie, Lorenzini
J’ayme trop mieux souffrir la mort, Guillaume Costeley
Ô combien est heureuse, Adrian Le Roy
Belle qui m’avez blessé, Pierre Guédron

Purcell Devotional songs & Anthems

Musique sacrée pour trois voix d’hommes de Henry Purcell

Les devotional songs à trois voix d’hommes restent peu connues et nimbées d’un certain mystère. Ces méditations sur la fragilité de la vie humaine comptent pourtant parmi les oeuvres les plus belles et les plus touchantes de Purcell. Doté d’une grande intuition des émotions qui peuvent jaillir de l’union du texte et de la musique, ce formidable compositeur, qui sut si bien comprendre et servir l’art vocal de son temps, poursuit ici le travail commencé par de grands maîtres de la génération précédente comme Henry Lawes.

 

La Rêveuse

Jeffrey Thompson & Marc Mauillon, ténors

Geoffroy Buffière, basse

Florence Bolton, basse de viole

Pierre Gallon, clavecin & orgue

Benjamin Perrot, théorbe

 

1. Hear me, O Lord, the great support, Z133 – devotional song

2. O, I’m sick of life, Z140 – devotional song

3. Since God so tender a regard, Z143 – devotional song

4. Godfrey Finger (ca.1655-1730): Sonata quarta in D minor RI-148 Adagio

5. Godfrey Finger (ca.1655-1730): Sonata quarta in D minor RI-148 Allegro

6. Godfrey Finger (ca.1655-1730): Sonata quarta in D minor RI-148 Adagio – Allegro – Adagio

7. Plung’d in the confines of despair, Z142 – devotional song

8. Blessed is he that considereth the poor, Z7 – anthem

9. The Aspiration: How long, great God, Z189 – devotional song

10. Godfrey Finger: Division No. 8 in G major

11. When on my sick bed I languish, Z144 – devotional song

12. With sick and famish’d eyes, Z200 – devotional song

13. Godfrey Finger: Division in G minor RI-140

14. I was glad, Z19 (Harmonia Sacra version) – anthem

15. Lord, not to us, Z137 – anthem

Dido & Aeneas de Purcell

Vincent Dumestre direction musicale
Cécile Roussat & Julien Lubek mise en scène, chorégraphie, décors, costumes
Vivica Genaux Didon
Henk Neven Énée
Ana Quintans Belinda
Marc Mauillon la magicienne / le marin
Caroline Meng première sorcière
Lucile Richardot deuxième sorcière
Nicholas Tamagna un esprit
Jenny Daviet la dame d’honneur
Sarasa Matsumoto, Sayaka Kasuya danseuses
Ahmed Saïd, Edwin Condette, Tarzana Fourès, Anna-Claire Gonnard, Élodie Chan, Antoine Helou acrobates
Chœur accentus-Opéra de Rouen
Orchestre du Poème Harmonique

Hippolyte & Aricie de Rameau

JEAN-PHILIPPE RAMEAU
HIPPOLYTE & ARICIE
Tragédie en 5 actes et un prologue (1733)
Paroles de l’Abbé Simon-Joseph Pellegrin

Hippolyte : Topi Lehtipuu
Aricie : Anne-Catherine Gillet
Thésée : Stéphane Degout
Phèdre : Sarah Connolly
L’Amour : Jaël Azzaretti
Salomé Haller, Marc Mauillon, Aurélia Legay, François Lis, Andrea Hill, Nicholas Mulroy, Manuel Nuñez Camelino, Jérôme Varnier, Sydney Fierro

Orchestre et Chœur Le Concert d’Astrée
Emmanuelle Haïm

Mise en scène : Ivan Alexandre
Décors : Antoine Fontaine – Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz
Lumières : Hervé Gary – Chorégraphie : Natalie Van Parys
Réalisation : Olivier Simonnet

Les Musiciens et la Grande Guerre vol. 4 Mélodies Prescience – Conscience

Ils étaient jeunes et l’avenir leur semblait radieux. Ils étaient belges (Devaere), allemands (Stephan, Jürgens), britanniques (Butterworth, Farrar), aus¬tralien (Kelly) ou encore français. Ils ont exprimé, à la veille du conflit, dans leurs mélodies, avec un sens prémonitoire impressionnant, à la fois la nostalgie d’un temps heureux révolu, la confrontation avec les thèmes éternels de l’oubli et de la mort, la désolation de leurs vies qui allaient être ravagées. Les survivants, tentant de surpasser amertume et tristesse, trouvent la force de chanter l’espoir ou la paix qu’ils croyaient retrouver.

Marc Mauillon, baryton
Anne Le Bozec, piano

Fernand Halphen (1872-1917)
1. Pour Cythère 1’15
Henri Février (1875-1957)
2. La dernière chanson 4’57
Jürgens (1888-1915)
3. Das Treue Paar 2’21
4. Der Geworbene 2’22
5. Deh Nicht 1’40
6. Fromm 2’46
Maurice Ravel (1875-1937)
Trois chansons
7. Nicolette 2’04
8. Trois beaux oiseaux du paradis 3’04
George Butterworth (1885-1916)
9. On the idle hill of summer 3’26
10. Loveliest of trees 2’33
Frederick Septimus Kelly (1881-1916)
11. Shall I compare Thee ? 3’02
Gabriel Fauré (1845-1924)
12. C’est la paix op.114 op. 114 1’17
Ernest Farrar (1885-1918)
3 pièces pour piano op. 23
13. Menuet 1’11
14. Lullaby 3’13
15. Caprice 1’24
André Devaere (1890-1914)
16. La flûte amère de l’automne op. 1 2’08
Rudi Stephan (1887-1915)
17. Pappel im Strahl 1’44
18. Heimat 3’23
Claude Debussy (1862-1918)
19. Noël des enfants qui n’ont plus de maison 2’32
Reynaldo Hahn (1874-1947)
20. Le plus beau présent 3’11
Erwin Schulhoff (1894-1942)
5 Gesänge op. 39
21. Langsam wandle Ich 4’33
22. Lass Mich 1’03
23. Nun versank der Abend 3’00
André Devaere (1890-1914)
24. Grave et poignant, pour piano 5’37
Rudi Stephan (1887-1915)
25. Abendfrieden 3’40
George Butterworth (1885-1916)
26. The lads in their hundreds 2’10

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Présentation

Artiste(s)

Programme détaillé

 

 

 

 

Venus & Adonis de John Blow

JOHN BLOW

VÉNUS & ADONIS

Venus : Céline Scheen

Adonis : Marc Mauillon

Cupidon : Grégoire Augustin

Les Musiciens du Paradis, La Maîtrise de Caen,

Direction : Bertrand Cuiller

Mise en scène : Louise Moaty

Erasme de Rotterdam : l’éloge de la folie

  • Jordi Savall
  • La Capella Reial de Catalunya
  • Hspèrion XXI

Érasme est toujours prêt à prendre la plume contre les injustices, les guerres, le fanatisme et même contre la déchéance morale de sa propre église. Le règne d’Érasme, dont l’autorité s’étendait, en ce début de XVIe siècle, sur tous les pays d’Europe, fut un règne qui triompha sans recours à la violence, par la seule puissance de sa force spirituelle. Comme nous dit Stefan Zweig « Durant une heure merveilleuse l’Europe est unie par un rêve de civilisation commune, qui, grâce à une unité de langue [le latin], de religion et de culture, devrait mettre fin à l’antique et funeste discorde. Le souvenir de cette inoubliable tentative restera éternellement lié à la personnalité et au nom d’Érasme. Car ses idées, ses désirs et ses rêves ont dominé l’Europe pendant un moment de l’histoire et c’est bien pour son malheur et le nôtre que cette volonté aux pures intentions n’a été qu’un court entracte dans la tragédie sanglante de l’humanité. »

Miroirs brûlants avec Guillaume Coppola

Intégrale des mélodies pour voix et piano de Francis Poulenc sur les poèmes d’Eluard

Marc Mauillon : Voix / Guillaume Coppola : Piano

Il existe également une version de ce programme avec des textes lus par Didier Sandre

Programme :

Cinq poèmes de Paul Eluard (1935)

Tel jour, telle nuit (1937)

Miroirs brûlants (1938/1939)

Ce doux petit visage (1939)

Main dominée par le coeur (1946)

… mais mourir (1947)

La fraîcheur et le feu (1950)

Le travail du peintre (1966)

Une chanson de porcelaine (1968)